Une maison en vue, enfin et Jorge mars 22 2012
Infos : , ajouter un commentaireNous sommes le 21 Mars, ce fut pour Jorge et moi un mois de batailles et de galères. Lui dans un studio de 17 m2 avec un camarade et son berger allemand de 2 ans, et moi dans une chambre de 7m2 au foyer Emmaüs à Bordeaux Bacalan avec pour seuls compagnons les blattes en grand nombre, petite pièce très humide insalubre avec un petit chauffage électrique et un coin douche, fort heureusement. Pauvre et misérable mais propre sur moi comme toujours. Je continue mon traitement contre la dépression avec 8 sérestas 50/jour, 2 déroxats, 2 zoplicones et un imovane au coucher. Fortuitement Christine une amie de mon ancienne propriétaire a eu pitié de moi et j’ai davantage dormi chez elle qu’au foyer. Sans elle je n’aurai pas tenu le coup. C’est une femme de 67 ans qui est charmante au demeurant mais qui parle beaucoup et sans arrêt. Nous nous trainons tous deux depuis un mois et demi une méchante gastro et je suis fréquemment sur la cuvette de toilette. Depuis septembre je cherche de quoi me loger avec Jorge et son chien, j’ai fait des demandes auprès de tous les bailleurs sociaux de la ville de Bordeaux, mail il faut compter 3 ans avant de recevoir tout élément de réponse. Alors j’ai cherché par mes propres moyens dans le parc privé. J’ai passé mes journées, sans relâche, avec ma clé 3g+ sur le bon coin.fr, se loger.com, particuliers à particuliers, etc. J’ai souvent été découragé mais la situation ne pouvait pas perdurer. J’ai visité, en vain, un grand nombre d’appartements, certains étaient de véritables taudis, qui plus est j’étais sans le sous. Etant moi-même adulte handicapé, et Jorge au R.S.A. nous avons droit au Fonds de Solidarité Logement, communément appelé F.S.L.. C’est un organisme d’état qui permet aux plus défavorisés de trouver à se loger. Il se porte garant fait l’avance du mois de caution et de l’assurance locative, la première année. J’ai pendant toute cette période arrêté toute activité aux Restos du Cœur ce qui ne m’empêche pas de leur rendre visite régulièrement. Je te rassure de suite, malgré avoir trainé les rues dans la plus grande précarité je n’ai pas rebu une seule goutte d’alcool. Ce ne sont pas les occasions et les nombreuses tentations qui ont manqué, cela va faire 27 mois que je suis malade alcoolique abstinent, je tiens le coup même si j’ai beaucoup trinqué, et de déception en déception m’en suis allé. Se loger relève du parcours du combattant. Il faut être sur tous les fronts, avoir l’âme guerrière et veiller à chaque instant à la parution d’une nouvelle annonce. Ce qui explique que je ne fus pas avec Toi pendant tout ce temps. M’en feras tu grâce ? J’ose le croire, je n’ai eu nul répit. J’ai payé 195,00€ à Location Directe, des vendeurs le liste, pour avoir plus de chance d’accéder à un appartement. Cela n’a rien donné. Ne voyant aucun résultat probant, malgré mes lettres aux Vice-président du conseil général, Monsieur Gilles Savary et Madame Jardiné et 3 courriers à Alain Juppé, je déprimai au point de passer une semaine à Charles Perrens, hôpital psychiatrique. J’étais à bout. Il me fallait rebondir et ne Pas me laisser dépasser par les événements troublants. Il est difficile de se voir dans un tunnel sans jamais en voir le bout. Il fallait rebondir et surmonter toutes ces épreuves. Ce fut alors que j’ai décidé de passer moi-même des annonces sur les sites, expliquant notre situation, ciblant nos recherches sur la communauté urbaine de Bordeaux, argumentant le FSL et joignant nos photos pour illustrer mon texte. Naturellement cela eut un coût, plus de 150,00€, pour que les annonces soient en couleur, remonter chaque jour en tête de liste avec le logo urgent et cela a payé. J’ai reçu, il y a 10 jours, un appel d’un propriétaire de Villenave d’Ornon, à Bordeaux-Sud, qui avait été sensible à mon annonce de par sa clarté et sa concision, il avait une maison de 73m2 et un jardin de 270m2, avec un garage à nous proposer pour 712,00€ charges comprises, vers la fin avril ou début mai. L’idée d’avoir un espace pour Loulou, le chien de Jorge nous emballa. Nous pouvions la visiter Samedi 10 mars à 14h30, il y avait 4 autres personnes cette après-midi là, intéressés, eux aussi, par cette proposition locative. Lors de la visite Jorge et moi avons perçu des ondes positives. C’était en périphérie de la cité aquitaine, près d’une heure de bus pour y parvenir, on se serait cru en pleine campagne. Le contact avec les propriétaires Madame et Monsieur Bouvier passa très bien, j’ai eu un excellent feeling. Je n’eus pas à sortir mes papiers, fiches de paye de Jorge et mon attestation CAF, la dame me disant que mon annonce était suffisamment claire. En clair ils voulaient des locataires stables, et que le loyer soit réglé à l’entrée dans les lieux. Mais 15h00 approchait et d’autres locataires potentiels, un couple de retraités, allaient arriver, nous aurions avoir la décision définitive par un coup de fil aux alentours de 18h00 après les 4 visites. Jorge et moi étions emballés par cette maison, restaient leur réponse et si elle était affirmative la décision du FSL, rien n’était acquis, nous en étions encore bien loin, et après toutes les déceptions que nous venions d’essuyer je ne me réjouissais pas trop vite. Jorge, d’origine portugaise avec son tempérament de méditerranéen était exalté pour le jardin et son chien. Nous attendîmes à Bordeaux gare chez la mère de la copine de Jorge toute l’après-midi suspendu au téléphone. Vers 17h30 Mr Bouvier me dévoila que leur choix s’était porté sur nous et nous fixa rendez-vous le lendemain matin à 11h00 pour lui détailler, avec son épouse, comment fonctionnait le FSL et mettre au point quelques détails. Dès que j’eus raccroché ce fut une explosion de joie, surtout pour Jorge, à 32 ans c’était sa première villa et aussi son premier appartement avec une adresse. Lui non plus ne fut pas gâté par la nature. A 2 ans il perdit ses parents et son frère ainé dans un accident de voiture. Il fut élevé par sa tante en Seine Saint-Denis, jusqu’à ses 16ans. Il obtint un C.A.P. de plombier mais plutôt que de rester en France il fut happé par son passé, toute sa famille était au Portugal il décida de la rejoindre. Son oncle avait une entreprise de bâtiment, il y travailla de nombreuses années. Puis ce déraciné de la vie se rendit en Espagne où il travailla dans le BTP, commit quelques erreurs de jeunesse. Il quitta l’Espagne pour se fixer à Bordeaux. Il fut compagnon d’Emmaüs, plus de 18 mois, logé dans un foyer. Lorsque je l’ai rencontré début août, l’an dernier il sortait les containers de nuit dans les locaux de poubelles des cités pour une entreprise en sous-traitance. Ne sachant ni lire ni écrire il ne pouvait accéder à quelque stage de formation. C’est un garçon qui ne boit pas d’alcool du tout. Selon mes habitudes je me suis proposé de lui donner un coup de pouce pour l’alphabétiser, lui faire des CV et lettres de motivations. Comme il n’avait pas de sous pour manger et acheter des cigarettes, ayant été très sensible à sa situation et à l’évocation de ses galères, je lui donnai 10,00€ avec ma carte de visite. Il refusa dans un premier temps, comme j’insistai il finit par accepter et me promit de me les rendre. Pour lui je n’étais qu’un étranger qui aurait pu être son père, je ne me posai pas de question, je me fiai à mon instinct, je le savais sincère et généreux d’âme en plus de 2 heures de discussion. J’habitais à Bègles à cette époque, j’avais une chambre chez l’habitant. Le lendemain mon téléphone sonna, c’était Jorge, il voulut me voir au café où je l’avais vu la veille. Ainsi naquit notre amitié, lorsque je fus hospitalisé pour l’ablation de ma glande surrénale droite, il vint me voir chaque jour. A aujourd’hui il a un CV et une lettre de motivations que nous avons faits ensemble. Il a effectué plusieurs missions intérimaires dans le bâtiment, il lit de mieux en mieux et fait des progrès en français grâce à internet notamment et la messagerie de son mobile. Il s’est vu refusé grand nombre de missions à défaut d’un moyen de locomotion, mais nous allons en reparler plus tard, revenons à la maison.
Le dimanche 11 mars, nous nous rendîmes au rendez-vous fixé par les propriétaires à 11 heures. Ils nous invitèrent à faire les papiers autour d’une tasse de café. Madame Bouvier s’occupait de la comptabilité son mari n’y entendant rien. Ainsi j’argumentai le FSL avec elle pendant que Georges parlait bâtiment avec son époux. C’est un couple charmant, ils habitent juste à côté de la maison qu’ils louent. Nous convînmes d’une collocation à partir du 1er mai si le FSL était accepté en commission le mardi 20 mars au matin. Nous repartîmes le baume au cœur, nos 2 propositions de logement en main, il restait le côté administratif à régler et ce n’était pas, de loin, le plus simple. Un dossier FSL est déjà complexe, alors imagine, 2 dossiers pour une colocation, c’était loin d’être évident. J’appréhendais la suite des événements redoutant un refus car il n’y a pas beaucoup ce cas de figure. Le dossier devait être bouclé avant jeudi soir avec tous les éléments complétés par la CAF entre autre. Mardi dernier je me suis rendu au FSL à Lormont vers midi pour connaître la décision du FSL. Notre dossier a été ajourné car il manquait un papier concernant notre déménagement et ses frais, normal il n’y a pas de déménagement car nous n’avons pas de meubles. Mais nos 2 dossiers ont été acceptés et repasseront en commission mardi prochain. Nous aménagerons le 1er mai. Enfin un problème de taille solutionné maintenant reste à étudier nos budgets respectifs. Place au chiffres.
Ch T3 sur Communauté Urbaine de Bordeaux février 12 2012
Infos : , ajouter un commentaireNous sommes le 12 février, un mois et demi sans venir te voir, ce n’est pas dans mes habitudes tu le sais toi qui me suis tous les jours, mais j’ai traversé de terribles épreuves. J’ai connu la Rue, des asiles de nuits avec des alcoolos et des SDF, roumains et bulgares. Je me suis fait voler mon porte document que j’ai retrouvé pêle-mêle, une semaine plus tard. Dehors de 7h00 à 19h00 avec mon sac à dos et mon ordi, après ma grave intervention chirurgicale je n’en pouvais plus. Mes nerfs ont eu le dessus et j’ai été astreint à me faire hospitaliser en psychiatrie 10 jours, à Charles Perrens à Bordeaux. Je suis sur tous les fronts, entre ma recherche d’appartement, 20 kms par jour dans ce froid glacial, avec mon handicap et ma rage de vaincre. Je suis accompagné dans ma recherche à Synergie Formation où je me suis inscrit pour m’aider à monter mon dossier F.S.L. (Fonds de Solidarité Logement) organisme d’état qui fait l’avance au propriétaire du mois de caution, d’un an d’assurance locative, le premier mois de loyer. C’est une garantie classique de 3 ans sans aucun impayé de loyer, renouvelable une fois, et qui verse au propriétaire 4 mois de loyers pleins au départ des locataires s’il y avait d’éventuels travaux de remise en état. Nous avons décidé avec mon ami Jorge de prendre une colocation ce qui nous permet de tabler sur un loyer compris entre 600 et 700 €, comme il a son chien, une petite échoppe avec un petit morceau de jardin, serait la bienvenue. Face à mon opiniâtreté, le responsable d’Emmaüs Bordeaux m’a trouvé, juste avant les fêtes de fin d’année, une petite chambre de 9m2 avec des blattes, je puis t’assurer qu’une cellule de prison est un palace à côté de cette véritable geôle. Je sais de quoi je parle car j’ai connu les deux. Arrivé à 55 ans pour en arriver là, ce n’est pas pour remonter le moral. En plus je mène mon combat contre l’alcool, plus de 2 ans sans une seule goutte d’alcool. Mon ami portugais, Jorge, a trouvé à se loger chez un ancien compagnon d’Emmaüs avec son chien dans une chambre de 18m2. Il lui tarde, lui aussi, de trouver un appartement. A tous les 2 nous cherchons un T3, cette colocation nous permettra de nous entraider. Je lui apprendrai à lire et à écrire, à 32 ans tout est possible. Il me tiendra compagnie, je promènerai son chien, cela m’obligera à sortir. Depuis mon opération le 18 octobre j’ai arrêté les Restos du Cœur, je ne peux plus leur être de quelque secours, mais je leur rends visite régulièrement. Il est vrai que ma recherche pour avoir un toit me prend beaucoup de temps. Je suis inscrit chez tous les bailleurs sociaux, j’ai mon numéro unique départemental mais il faut attendre 3 ans pour avoir un logement social. J’ai rencontré Mr. Gilles Savary, vice-président du Conseil Général le 29 octobre, je lui ai écrit depuis pour qu’il fasse avancer mon dossier. J’ai écrit à Mr Juppé, député maire de la ville le 16 décembre pour avoir un rendez-vous, sans réponse de ses services je lui ai envoyé une lettre de rappel avant-hier. Je frappe à toutes les portes mais mes efforts ne sont pas reconnus, pourtant le logement est un droit au même titre que la santé ou l’éducation. J’ai également saisi le DALO (Droit au Logement Opposable) qui oblige l’état à verser des astreintes à ceux qui cherchent un logement depuis 6 mois sans résultats. Tu vois que je n’ai pas perdu mon temps et que je me bats comme un diable. Je brasse du vent de la manière dont les choses se passent. Comme si je n’avais pas assez de problèmes, je viens d’apprendre que je n’avais plus de mutuelle depuis le mois de septembre. Ma chère et tendre propriétaire, Madame Dujoux Katia, a renvoyé tout mon courrier : “N’habite plus à l’adresse indiquée” alors que j’étais à l’hôpital à 500 mètres de chez elle, je n’ai reçu aucun courrier de septembre à Janvier, aucun relevé bancaire, aucune lettre de ma mutuelle. Au mois d’août la MAAF n’a pas pu se prélever sur mon compte. J’aurai du recevoir un avis de non paiement et une lettre de rappel. A défaut de toute réponse de ma part, la mutuelle m’a radié. Je commence à recevoir les notes des hôpitaux, 762,00€ à Robert Picqué, 167,00€ à Charles Perrens etc. Je ne sais plus où donner de la tête. Mais il y a un changement majeur que je vais opérer, je vais casser mon contrat avec Edilivre qui a publié mon premier livre : “On compte sur Toi ! ou Le Parcours d’un malade alcoolique abstinent” pour plusieurs raisons. La première est que je n’ai pas été corrigé, la seconde est une mauvaise mise en page et la troisième et non des moindres est qu’il est impossible de se le procurer sauf sur internet : http://www.edilivre.com/doc/27912. A ce jour seuls 162 livres ont été achetés, il est vrai que c’est peu surtout que j’ai reçu un très bon accueil auprès de mes lecteurs. Je vais donc passer par une autre maison d’édition qui puisse m’assurer de meilleures prestations. Mon deuxième ouvrage :”L’Abstinence au Quotidien” est terminé depuis 2 mois, mon troisième est en bonne voie. Il faut savoir que pour se faire éditer il en coûte 3000,00€ au bas mot. Pour l’heure je reviens sur mon blog grâce à une clé 3G+ SFR, et 10 heures de connexion. Je m’engage à le tenir à jour avec plus d’assiduité. A moi de trouver un moment de libre, mais il est évident que ma recherche de logement prime. Tu comprendras que je ne peux rester dans de telles conditions de logement avec ce froid polaire, sans possibilité de me faire la cuisine. Je ne sais pas si tu imagines les difficultés de vivre ainsi. Pour mieux illustrer mon écœurement attends un peu de savoir ce qu’il s’est produit il y a 2 semaines. Nous sommes, 40 à être logés dans des conditions pitoyables au foyer Emmaüs de Bordeaux Bacalan, dans des locaux insalubres et vétustes, le vol y est familier si tu n’y prends pas gare, pour le centenaire de la naissance de l’abbé pierre 11 chalets, flambants neufs, ont été construits à l’extérieur de notre bâtisse. 6 ont été réservés à des détenus pour finir leur peine et 5 pour des familles bulgares. Le jour de l’inauguration, une tente a été dressée pour accueillir le préfet, et Alain Juppé qui brilla par son absence, les affaires étrangères obligent, les journalistes présents n’ont recueilli que le discours des hauts dignitaires, photographié et filmé les nouveaux édifices. Tu en veux du politiquement correct, te voilà servi. Ma révolte gronde en moi, malgré les nobles causes desservies en l’occasion. Si tu connais un propriétaire d’un T3 sur la communauté urbaine de Bordeaux, je te donne mes coordonnées, dominik33@hotmail.fr ou par téléphone au 06 24 44 57 84. Je t’en remercie par avance.
Joyeux Noël, appel à ta Générosité d’Ame décembre 24 2011
Infos : , ajouter un commentaireMon pauvre ami nous sommes le 24 décembre je t’ai laissé en plan pendant plus d’’un mois, ce ne fut pas de gaieté de cœur, mais je ne pouvais pas faire autrement. Je me suis retrouvé dans la rue sans domicile à faire le 115 tous les jours pour trouver un asile de nuit, je n’ai jamais dormi dehors grâce au Ciel, mais ce fut une longue série d’épreuves. J’ai dû trainer dans la Rue avec mon sac de sport qui pèse un âne mort et mon porte-documents avec tous mes papiers administratifs. J’ai laissé mon ordi portable chez Christine, une amie, de peur de me le faire voler. J’ai emprunté le tram et les bus, bondés en cette période de fêtes pour me déplacer d’associations en associations. Je t’assure qu’il m’a fallu beaucoup de courage pour endurer cela après la grave intervention chirurgicale que j’ai subie le 18 octobre. Je suis sans le sous en cette veille de Noël. La semaine dernière j’ai même craqué nerveusement et j’ai passé une semaine à l’hôpital psychiatrique Charles Perrens où je n’avais pas mis les pieds depuis neuf ans. Pour te dire à quel degré d’épuisement j’en étais rendu. Malgré toutes ces difficultés j’ai continué à chercher un appartement. Je dois recontacter une propriétaire lundi pour un T2 bis, barrière d’Ornano à Bordeaux qui sera libre le 1er à 480,00€/mois. Ce soir j’irai à la messe de minuit à la cathédrale Saint-André, Noël oblige et je dormirai dans la Rue. Demain midi, pour me rendre utile j’irai à la Bodéga, rue des Piliers de Tutelle, pour aider à servir la paëlla géante pour les sans abris et les plus démunis. J’ai continué tant bien que mal à aider les Restos du Cœur et dès début Janvier je vais reprendre mon travail d’écrivain public pour le Secours Catholique de Bordeaux. Pourtant je ne suis pas un surhomme mais je ne peux m’empêcher d’aider mon prochain dans la mesure de mes moyens. Là j’ai peu de temps à passer avec Toi car je suis dans un cybercafé, il me reste un peu plus d’une heure de connexion. Tous ces nombreux problèmes me dépriment mais je garde espoir en des jours meilleurs. Heureusement que ce début d’hiver est quelque peu clément, dans mon malheur il y a au moins cela de positif. J’ai envoyé mon second livre “L’Abstinence au Quotidien” à plusieurs maisons d’édition, mais pas à Edilivre car le premier ne s’est pas beaucoup vendu faute de réseau de distribution. J’attends des réponses d’ici à 2 mois des comités de lecture. Mon appel aux dons n’a donné aucun résultat sur les 2749 personnes qui aiment mon blog, pourtant il reste d’actualité car je ne supporterai pas longtemps dans ces foyers avec des alcooliques et des toxicomanes dans des foyers de nuits où règnent l’insécurité, la violence, et le vol. Je me suis fait dérober mon portefeuille, j’ai tous mes papiers à me faire refaire, je n’ai sur moi qu’une attestation de carte vitale, une déclaration de vol de ma carte d’identité et un R.I.B. Ne mangeant pas à ma faim, j’ai perdu 10 kilos en un mois, mon médecin m’a prescrit du Fortimel en complément alimentaire. Je t’assure que ce n’est pas une vie pour un homme de 55 ans, malade alcoolique abstinent depuis 2 ans, adulte handicapé au taux maximum, c’est pourquoi je refais, sans trop d’espoir un appel à ta générosité en cette veille de Noël, mon adresse Mr. Dominik CARDOT, 6, rue du Noviciat, 33800 Bordeaux, tout geste sera le bienvenu de ta part aussi minime soit-il. Cette adresse est une élection de domicile où je reçois mon courrier. Je te communique aussi mon numéro de téléphone où tu peux me joindre : 06 24 44 57 84, tout appel de Toi me réchauffera le cœur, je te serai fortement reconnaissant. Tu sais la solitude dans la Rue est difficile à supporter surtout avec une population qui ne me ressemble guère. Si j’en arrive là c’est que je suis désespéré et j’en appelle à quelque réconfort. Je n’ai jamais rien demandé dans ma vie et si j’en suis là ce n’est pas faute de n’avoir rien entrepris pour éviter d’en arriver à un tel stade de précarité. En te remerciant par avance pour ta générosité d’âme, je te souhaite à Toi et à tes proches un Joyeux Noël.
Le 29 nov. 4h30, j’ai trouvé un toit, j’ai besoin de Toi! novembre 29 2011
Infos : , ajouter un commentaireMardi 29 juillet : J-3, 4h30
Les jours se succèdent à vive allure et dans 3 jours c’est la Rue. Mais ce n’est pas en se levant tard et en restant dans une chambre d’hôpital que la situation peut s’arranger. Il faut de bouger et faire des démarches de toutes parts. N’ayant pas les 2 pieds dans le même sabot je ne me laissai pas emporter par la mélancolie. Je devais utiliser toutes mes cartouches pour parvenir à une solution. Hier je me levais à 5h30, à l’heure où l’infirmière vient nous distribuer les traitements du matin. Après avoir prié pour rendre grâce, je me mis sur mon ordi pour consulter mes alertes mails suite aux annonces que j’ai déposées un peu partout. Une parut me convenir, une échoppe avec deux pièces, donnant sur un jardin et une cour intérieure, 430,00€, du propriétaire au locataire avec un numéro de téléphone. Je décidai d’attendre 8h00 pour appeler. En attendant je pris ma douche, me mis sur mon 31 et juste après le petit déjeuner, j’appelai. Je tombai sur Direct Location, barrière Saint-Genès à Pessac, avec tram direct de la Victoire. Le logement était encore libre, je devais passer par l’agence. Dès 8h00, je demandais une permission de sortie à la maison de convalescence, les informant que je ne rentrerai qu’en fin d’après-midi. L’autorisation me fut accordée sans aucune difficulté. A 9h00, j’étais à Bordeaux, je me rendis barrière Saint-Genès. L’hôtesse d’accueil me présenta plusieurs annonces similaires, mais je devais m’acquitter de 210,00€ payable en 3 fois. Je lui dis que je ne pourrai pas avant le 7 du mois prochain, mais que je pouvais lui donner ma carte bancaire pour échelonner les paiement, décembre, janvier, février. Il est évident qu’étant à découvert, ma carte fut refusée et du même coup je n’eus pas la liste ders différentes annonces. Je le regrettai amèrement. Sans me décomposer je partis cours de la Somme à Emmaüs-Insertion, pour ne pas être au foyer Leydet avec les pochetrons vendredi soir. Je fus reçu par un travailleur social. Je racontai ma mésaventure avec Direct Location, et il me dit que j’avais eu de la chance que ma carte ne soit pas passée car ce sont des vendeurs de listes qu’ils ne mettent pas à jour et la plupart du temps les logements qu’il propose sont déjà loués depuis belle lurette. Par contre, il me dit que je pouvais éviter Leydet par un service qui dépend du 115 mais qui ne m’enverrai pas à Leydet mais à Cenon dans un accueil de nuit avec des gens calmes. Corine qui s’occupe des ateliers logements entra dans le bureau et dit :
« - Bonjour, monsieur Cardot, comment ça va ? Puis s’adressant au travailleur social, je connais monsieur Cardot de longue date. S’adressant à moi elle me dit que je pouvais intégrer l’atelier logement le lendemain même.
- Je croyais que vous étiez complets jusqu’en janvier, lui rétorquai-je
- Mais pour vous ce n’est pas pareil, vous avez déjà eu cette formation il y 8 ans et vous en connaissez les ficelles. Je vous attends demain 9h00, ponctua-t-elle en me mettant la main sur l’épaule. »
Le travailleur social reconnut que tout s’enchainait à merveille. Midi approchait je partis aux Restos du Cœur pour dire bonjour aux bénévoles car ils venaient de décharger les semis de marchandises car la saison d’hiver débute aujourd’hui.
Comme tout semblait bien se dérouler pour moi, après un café au bar portugais “Chez Georges” près de la Victoire, je marchais un peu pour me détendre et souffler un peu pour évacuer le stress. Puis je me suis rendu à la Cathédrale Saint-André pour me recueillir et prendre du recul. Je vis un prêtre je partis le rencontrer pour évoquer ce qu’il venait de m’arriver. Il me demanda de partir en Paix. Je m’agenouillai devant la statue de Marie et je priai pour, Thomas, Cyrille, Florent et Laurent, les 4 soldats du 1ER RCP morts en Afghanistan et je brulais un cierge. Je joignis à mes intentions de prière Marie-Jeanne, l’ancienne responsable des Restos du Cœur, et tous les défunts que je connaissais. 2 heures plus tard je quittai la cathédrale de Bordeaux pour rentrer à Hauterive. J’arrivai au centre de convalescence vers 17h30. Je croisai l’assistante sociale car elle avait un dossier S.A.I.O. pour ma réinsertion sociale. Elle m’avisa qu’elle avait eu Stud’otel à Talence et que Jorge et moi avec le chien avions une place à Talence Peixoto pour le 12 décembre à 500,00€/mois, mais que pour se faire je devais verser des arrhes de 150,00€ avant la fin de la semaine. Elle n’avait pas de temps à m’accorder car elle avait un rendez-vous. Aussitôt je téléphonai à Stud’otel pour leur dire que je me présenterai physiquement aujourd’hui en début d’après-midi. Mon interlocutrice me dit que ce n’était pas la peine je devais apporter 150,00€. Ne les ayant pas je relance un appel aux dons même de 5,00€ ou de 10,00€ par virement sur mon CCP : 1205587P, au nom de Dominik CARDOT, je dois réussir à trouver cette somme avant la fin de la semaine. Je te remercie par avance de ta sollicitude, mais avoue qu’il serait dommage de laisser passer une si belle occasion de ne pas passer les fêtes de fin d’année dans la Rue. Si tu veux m’appeler au 06 24 44 57 84 je me ferai un plaisir de te répondre. Je sais que c’est une bouteille jetée à la mer, mais de grâce, je n’ai jamais rien demandé à personne et là il y va de notre logement, cela fera 3 sans abris de moins dans le froid de décembre. J’ose espérer être entendu. J’ai toujours été honnête avec Toi tu peux aller sur le site Stud’otel Talence et tu verras que ce ne sont pas des balivernes. Je compte sur Toi ! Que Dieu entende ma prière et te bénisse dans un esprit œcuménique.
Là il est 7h20, l’aide soignante vient de me porter mon plateau du petit déjeuner. J’ai un, bus à 7h48, pour aller à Cenon gare, ensuite je prends le tram, jusqu’à la Victoire et un bus pour me rendre à Emmaüs à 9h00. Car il faut continuer, et trouver une solution à long terme, je vais m’y employer avec la rage au ventre.
Le 25/11, dans un mois c’est Noël, Appel aux dons, merci novembre 25 2011
Infos : , ajouter un commentaireLe vendredi 25/11, dans un mois c’est Noël, j’ai commandé un hébergement pour nous 3 au Père Noël
Avant hier fut une journée de déprime. Je partis à 7h00 pour me rendre au CAIO pour me faire domicilier en tant que SDF. Ce fut une épreuve terrifiante, d’habitude je me trouve de l’autre côté de la barrière car aux Restos du Cœur, c’est moi qui accueille les sans abris pour une collation. Là je me retrouvai avec cette jungle, bière à la main ou bouteille de rosé avec tous ces gens exclus du système. Je ressentis un malaise profond. En sortant à 10h00, une fois ma domiciliation effectuée dans un état de déprime totale. Je rentrai à Hauterive vers 11h00 et j’ai craqué nerveusement. Il faut savoir que je n’ai mangé que 4 yaourts en 3 jours car je ne pouvais rien avalé, et avec le lourd traitement que je prends ce n’était pas fait pour arranger les choses. J’étais dans un tel état de déprime, pleurant à chaudes larmes plus de 3h00, mon médecin m’envoya à l’hôpital psychiatrique Charles Perrens où je n’étais plus allé depuis 1994. Je préparais un sac et ma sacoche pour ranger l’ordi pour une éventuelle hospitalisation. L’ambulancier arriva à 16h00, j’étais dans un trou noir. Le matin même l’idée de me jeter sous le tram m’était passée dans la tête et je traversais les rues sans faire attention aux voitures. Je fus reçu par une infirmière avant de consulter un psychiatre. Il me reçut pendant près d’une heure. Je lui racontai mes déboires et la misère sociale que j’affronte de plein fouet. Après m’avoir écouté il me dit qu’une hospitalisation n’était pas à l’ordre du jour car n’importe qui aurait réagi de la même façon. Il me prescrivit un séresta si besoin en cas de déprime et me donna les coordonnées d’un CMP pour me faire suivre psychologiquement et socialement. Il reconnut ma force de caractère et me félicita pour mes efforts et mon investissement personnel. Il fut impressionné par mon engagement dans l’écriture et convint que c’était un excellent moyen de redonner espoir à tous ceux qui vivent de telles difficultés et s’alcoolise. Alors que j’attendais mon V.S.L. pour retourner à Hauterive, à la fin de son service, comme il partait il tint à me saluer personnellement pour me souhaiter beaucoup de courage et bonne chance.
Aujourd’hui et demain je ne sors pas de la maison de soins, afin de me reposer, d’être à tes côtés plus longuement et passer des annonces pour ma recherche d’appartement sur vivastreet, pap.fr, le bon coin etc… Au pire si je n’obtiens pas de réponses des services que j’ai contacté, je pourrai toujours aller au foyer Leydet pour les sans-abri il parait, je l’ai appris hier, qu’ils ont un service médicalisé avec une chambre individuelle et l’interdiction de sortir le matin. Ils pourraient me garder un mois le temps qu’un studio se libère à Talence en janvier qui accepte le chien. Je vais aussi m’occuper de trouver une maison d’édition pour mon second roman : “L’Abstinence au Quotidien”. Le premier “On compte sur toi ! ou le Parcours d’un malade alcoolique abstinent” est disponible sur le net http://www.edilivre.com/doc/27912, et dans 150 librairies.
Hier matin j’ai appris pas mon docteur que mon analyse de sang avait révélé un foyer infectieux. Je devais dans l’après-midi passer une radio et une échographie, j’aurai une autre prise de sang demain matin pour voir l’évolution de cette infection postopératoire. Elle m’avisa que je devais quitter le centre de convalescence dans une semaine vendredi prochain et que je n’aurai pas droit au centre médicalisé de Leydet car mon état de santé ne nécessitait qu’un suivi mais pas de soins. Donc la situation est claire je suis dans la Rue le 2 décembre. Pas cool du tout, mais il en est ainsi. J’ai vu l’assistante sociale, elle ne pouvait rien faire de plus que ce qu’elle avait déjà entrepris. Elle n’avait qu’une chose à faire c’était d’appeler stud’otel à Talence pour avoir une date d’entrée dans cette résidence hôtelière. Elle n’a pas eu le temps de le faire aujourd’hui, elle le fera lundi. Je ne suis guère plus avancé. Cette après-midi j’ai passé mes examens à la clinique Bordeaux-Nord, ils n’ont rien décelé d’anormal. Mais comme c’est une clinique j’ai dû débourser 45,00€ de ma poche car il ne prenait pas en charge la mutuelle. J’avance ainsi de jour en jour avec son lot de mauvaises nouvelles. Ne me laissant pas abattre j’ai pris rendez-vous avec le CMP de la rue Malbec, quartier Saint-Jean demain à 14h00 et avec les toits du cœur mercredi prochain à 10h30 à Thouars, c’est après Talence. Il n’est que 20h20 mais je suis déjà très fatigué par ces contrariétés et une journée qui fut bien chargée. Demain j’aurai plus de temps à t’accorder là je vais me reposer.
Aujourd’hui 25 décembre alors que le temps s’est remis au froid je me projette dans une semaine dans la Rue. Ce ne sera qu’une épreuve supplémentaire. C’est très difficile à vivre comme tu dois t’en douter tout cela parce que toute mes démarches sont restées lettre morte. J’espère ne pas passer Noël dans la Rue. Mais je vais m’investir à fond aux Restos du Cœur et faire des paquets cadeaux à la FNAC pour ceux qui offriront des présents aux enfants qui ne recevront rien à Noël. Le 25 décembre je vais essayer de trouver une association caritative qui aura besoin de moi pour servir des repas aux SDF. Je sais que dans le vieux Bordeaux une paëlla géante est offerte aux sans-abri. Malgré ces événements tragiques je ne perds pas espoir et je crois en des jours meilleurs, l’abstinence m’a redonné des ailes, bien sûr je vis des moments éprouvants mais je dois continuer à me battre et je suis dans de bonnes dispositions pour m’y engager. Une infirmière vient de me faire une prise de sang afin de surveiller mon inflammation. J’ai vécu 5 mois pensant que j’avais un cancer, les médecins redoutaient le pire et je sais aujourd’hui qu’il n’en est rien, alors tu sais je n’ai pas à me plaindre. Je dois apprendre à gérer mon stress, je vais y travailler. Je prie chaque matin dés que je me lève pour rendre grâce, je me suis acheter les évangiles et je lis un psaume ou un acte des apôtres. J’avoue qu’avec mon âme très tourmentée et le cœur déchiré j’ai quelques difficultés à trouver la sérénité pour me recueillir, cependant avec de la relaxation et un travail sur ma respiration, je me vide de ce qui me préoccupe et je parviens à me sentir mieux. Je trouve la force et l’énergie que je puisse au fond de moi pour ne pas sombrer dans la mélancolie. Hier à la clinique Bordeaux Nord j’ai dû payer 45,00€ car ils ne prennent pas en compte les mutuelles ce qui fait que je me retrouve sans un rond, je n’ai presque plus d’unités sur mon téléphone et je vais rester dans la rue du 2 au 7 décembre sans le sou et privé d’internet. J’ai remaigri, je n’ai même pas une ceinture à mettre à mon pantalon, j’ai pris un morceau de fil électrique, drôlement pratique. Si tu connais des gens de la communauté urbaine de Bordeaux qui peuvent m’accompagner en ces jours difficiles ils peuvent me joindre au 06 24 44 57 84, ou Dominik CARDOT, 6 rue du Noviciat, 33800 Bordeaux, et j’ai 55 ans, merci d’avance. Je lance un appel aux dons, même minimes, pour m’éviter de faire la manche, je ne veux pas mendier ma vie et subir la Rue, je voudrai garder un semblant de dignité. Je continue à me bagarrer, je me suis rendu à Emmaüs Insertion, ils auront peut-être une solution d’hébergement temporaire à me soumettre. En attendant dès demain matin, samedi, je vais me mettre devant une boulangerie, assis sur le trottoir avec une pancarte, où j’ai écrit : ˝L’important n’est pas de tomber mais de toujours se relever. Je suis sans abri, merci de m’y aider˝, je vais couper un fond de bouteille en plastique pour recevoir des pièces et je verrai bien ce qu’il adviendra. Si tu veux me contacter par mail : « dominik33@hotmail.fr ». Merci à toutes et tous. Je compte sur vous ! Crois bien que c’est en désespoir de cause que j’en arrive là.
Le mardi 22 novembre, une journée de tracasseries administratives novembre 23 2011
Infos : , ajouter un commentaireAujourd’hui 22 novembre :
Je suis rentré de Bordeaux complètement déprimé à 20h30. Je n’étais pas en état de t’écrire tant la journée fut riche en événements. Là nous sommes déjà mardi, il est 4h20 et je ne trouve pas le sommeil troublé par les événements. Rassure-toi c’est beaucoup moins déprimant que dimanche. Mais je ne fus pas ménagé, loin de là. Ca a été une course à l’échalote, je ne te dis que cela. Au matin je vis Mme Gobain assistante sociale de Hauterive, elle me fit lire mon rapport le social, m’avisa que toutes mes demandes de logement avaient été faites auprès des bailleurs sociaux. Elle a accompli un travail remarquable et je l’en remercie grandement. Elle me conseilla de me faire domicilier au C.A.I.O., 6 rue du Noviciat non loin des Restos du Cœur. Elle leur téléphona, il ne pouvait pas faire une telle démarche sans ma présence et me demandèrent de passer l’après-midi même pour se faire. Elle appela ensuite plusieurs services pour tenter de trouver une solution d’hébergement à ma sortie dans à peine 2 semaines. Nous parvînmes à contacter l’URPACT, 30 place Pey Berlan, ils avaient des studios avec 2 lits séparés, une kitchenette et une salle d’eau, dans un immeuble neuf, cours d’Albret à proximité du palais de justice, pour 2 mois du 16 décembre au 16 février pour 500,00€/mois toutes charges comprises. A 15h00 j’étais à côté de l’Eglise Sainte-Croix à 2 pas du Noviciat. La porte était ouverte je me recueillis un instant dans cette abbatiale du XIème siècle avec des orgues de toute beauté. J’arrivais avec ma serviette et une bouteille d’ogeu à la main. On me dit que pour les domiciliations ce n’était que le matin, je leur dis que je reviendrai le lendemain, il me fut répondu qu’ils étaient fermés ce jour là, je devais donc attendre 2 jours. Le temps pressait et je perdais patience. Je leur expliquai que nous avions eu la dame à l’accueil le matin même et que c’est à sa demande express que je répondais. J’attendis quelques instants, je fus reçu par une travailleuse sociale qui ne comprenait rien à cet embroglio, je ne dépendais pas de chez eux et n’avais aucune raison de m’y trouver. Afin de lui passer Mme Gobain, je composai de mon portable le N° de Hauterive, l’assistante sociale était en ligne. La travailleuse sociale quitta le bureau et revint avec la sous directrice de la structure d’accueil d’urgence. Elle non plus ne comprenait pas les raisons de ma visite chez eux, comme j’habitais à Bègles, c’était au CCAS de Bègles de m’accompagner dans mes démarches sociales et à nul autre service. Elle tenta en vain de contacter Mme Rihet-Pouillaute, assistante sociale du CCAS de Bègles, en vain cette dernière était malade, son remplaçant indiqua que je n’avais jamais eu de suivi social auprès de chez eux. Elle recontacta Mme Gobain qu’elle parvint, enfin, à joindre. Compte tenu des éléments je vais pouvoir avoir une domiciliation chez eux et un suivi social. Je ne te dis pas dans quel état de nervosité je me trouvai. J’ai donc rendez-vous au CAIO qui dépend du CHRS, mercredi matin à 9h00 mais il y a tellement de monde que je devrais y être à 8h00 si je ne veux pas passer ma journée là-bas. Ensuite je partais à l’URPACT, 30 place Pey Berland, pour réserver l’appartement. Ils n’acceptaient pas les chiens. Alors que j’étais seul dans le bureau, je partis subrepticement. Jorge n’accepterait jamais de se séparer une nouvelle fois de Loulou. J’étais en plein tourment, le cœur rempli de haine et très désespéré, je me rendis à la cathédrale. Je priai la vierge Marie pour les 4 soldats du 1er R.C.P. morts en Afghanistan, je recommandais à la Sainte-Mère qui intercède pour nous auprès du père qu’elle accueille ma mère et tous mes défunts. Après m’être recueilli je demandai à la sacristie de pouvoir voir un prêtre. Il arrivait dans la chapelle et je me confessai comme on le fait maintenant. Nous restâmes plus d’une heure à discuter. Il me donna l’absolution et bénit mon crucifix. Il me conseilla de faire une retraite monastique de 3 jours dans un couvent de carmes le au monastère du Broussey, à 40 minutes de Bordeaux près de Cadillac pour un moment privilégié qui me permettrait de marquer un temps de pause, une introspection et de me retrouver. Je vais le faire à ma sortie d’hospitalisation ou avant je ne sais plus trop. J’en ressens un besoin profond. Je suis habité par la haine de mon ancienne propriétaire Katia qui a réexpédié tout mon courrier depuis le 11 septembre à leurs expéditeurs. Je vis aussi dans le stress qui me prive de toute spiritualité. Oui je ressens un réel besoin de me ressourcer et de recouvrer la Paix sans laquelle la Grâce est inaccessible. Mais je loue notre Seigneur à chaque épreuve, car cela est juste et bon.
J’ai vu Jorge hier soir à 18h00, je lui expliquai, la situation, il trouverait une solution et me demanda d’accepter, je sais maintenant qu’il pensait qu’après avoir les clefs de l’appartement il pourrait amener le chien. Mais il s’avère que c’est une résidence hôtelière et que cela s’avérera impossible. J’ai trouvé sur internet stud’hotel à Talence où ils acceptent les chiens, mais c’est assez loin du centreville, le systême est le même que celui du Cours d’Albret, reste à savoir les disponibilités et les délais d’attente, je ne sais pas si je les contacte dès demain ou si j’attends jeudi pour que l’assistante sociale fasse la demande. Je pense qu’il n’est pas bon de réagir dans l’urgence ou la précipitation et que je vais opter pour la seconde solution, une demande d’un travailleur social passe mieux au niveau des structures d’hébergement. J’ai lancé tant de pistes, fait tellement de demandes qu’il va bien y avoir une solution. Laissons le temps au temps, gardons confiance et ayons foi en la providence. J’ai connu tant de difficultés, je m’en suis toujours sorti alors pourquoi pas aujourd’hui. Je sais que le temps joue contre nous car les jours passent et je suis à J-17 avant ma date de sortie de Hauterive.
Ce qui me parait le plus important c’est qu’en dépit des difficultés et des déceptions consécutives, pas une seule fois je n’ai songé à reboire une seule goutte d’alcool.
Le dimanche 20 novembre: Le moment de déprime inéluctable dans un monde de silence novembre 22 2011
Infos : , ajouter un commentaireDimanche 20 novembre, une journée d’absence insoutenable et d’un silence total. Une journée de solitude insoutenable, plus que misérable. Alors que tous les autres patients sont dans leurs familles ou ont reçu des visites, je suis resté sans voir personne, recevoir aucun appel, je me suis morfondu toute la sainte journée. Je ne cesse de penser à l’appartement, dans 5 semaines c’est Noël, j’implore le Ciel pour que Jorge, Loulou et moi soyons réunis sous un même toit. Serait-ce trop demander ? Je ne le sais plus et Jorge ne le croit plus. Mais plus les jours passent et plus je désespère. Les chances de trouver quelque chose s’amenuisent. La déprime a eu le dessus sur moi, j’ai pourtant tant fait pour y arriver, je ne passerai pas une autre semaine comme celle que je viens de passer, à raison de plus de 10 kms/jour de marche. Mon état de santé ne me le permettra pas. Tant de portes se sont déjà refermées et avec chacune d’elles des espoirs envolés. Bien sûr d’autres se sont ouvertes, je pense à la lettre du Vice-président du Conseil Général de
la Gironde, Mr Gilles Savary :
“J’ai bien reçu votre courrier qui fait suite à notre entretien. J’ai d’ores et déjà « activé » mes services sociaux, pour qu’une solution acceptable même si elle est transitoire soit trouvée à vos problèmes de logement.
Je vous demande simplement un peu de patience, même si je sais qu’il vous en a déjà fallu beaucoup.
Bien cordialement.”
Mais aussi à la faveur de Pierre-Jean d’Emmaüs Insertion. Je me fais beaucoup de soucis pour mon courrier car mon ancienne propriétaire ne le gardera pas pour me le remettre, pour l’instant je me fais envoyer les papiers importants chez Alexandre qui fut mon élève il y a 17 ans. Il faut reconnaître que la maison de soins de suite et de convalescence où je suis n’est pas faite pour me remonter le moral, bien au contraire. Nous ne sommes que 4 ou 5 hommes pour 70 patients et je suis le plus jeune, toutes les autres sont des octo ou nonagénaires qui ne cessent de se plaindre et de geindre. Je les comprends, les pauvres avec le temps d’attente entre les plats et la mauvaise qualité des repas. Je n’ai pas le droit de me lamenter quand je les vois avec leurs déambulateurs arriver à table. La femme qui mange en face de moi a 94 ans, personne ne vient la voir et le personnel trop peu nombreux n’a guère le temps de s’occuper d’elle. On l’a fait descendre à 17h50 pour venir la rechercher vers 19h00, le tout pour manger un potage, un yaourt et prendre son traitement. Par respect pour elle, j’attends qu’une aide-soignante ait la délicatesse de venir la chercher pour la mettre au lit. Tout ce temps là je lui tiens compagnie, elle est charmante cette vieille dame, Armelle. L’éclat de ses yeux en dit long sur sa vie. Elle aime à ce que je lui baise la main. Sa vie je la lis dans son regard, il est très expressif. Armelle ne se plaint jamais, elle a peur de donner un surcroit de travail aux soignants. Elle suit malgré elle le rythme de vie de Hauterive. Nul n’est besoin de parler pour comprendre la tristesse de cette femme chétive qui est tombée et ne peut presque plus se servir de son bras droit. Elle adore quand je lui baise la main, c’est un peu ma mamie à moi. La plupart du temps je ne comprends pas un mot de ce qu’elle dit et comme elle est sourde comme un pot, je ne sais rien d’elle, si ce n’est le désintérêt de ses descendants qui doivent attendre impatiemment qu’elle crache jaune à son décès. Je sais tout cela n’est guère réjouissant, mais c’est ce que je vis. Sans parler des sexagénaires qui font des allers et venues à Bergonié parce qu’elles n’ont pas eu ma chance d’échapper au cancer. Demain, Nadia l’une d’entre elles, doit revenir en fin de matinée. Elle a lu mon livre et l’a beaucoup apprécié. En parlant de cela je crois que je vais passer par une autre maison d’édition car il n’est disponible que sur le net, et dans 150 librairies en France dont je n’ai plus la liste. Enfin nous verrons bien. Il y a des lendemains, c’est déjà très important. Cependant depuis le 11 septembre, j’en ai un peu marre des structures hospitalières. Il me tarde d’avoir un chez moi, enfin devrais-je dire un chez nous avec Jorge et Loulou sur la communauté urbaine de Bordeaux, et Dieu sait qu’elle est importante, si jamais tu entends parler de quelque chose tu me bipes, je t’en saurai gré.
Pour changer de sujet j’ai écrit à Stéphane à Mantes-la-Jolie, il y a 15 jours, n’ayant plus de nouvelles de lui depuis près de 2 mois, alors que je l’avais tous les jours au téléphone. J’avais pensé pour me rassurer qu’il avait plus son portable, mais là je me fais vraiment du souci. Il a eu 39 ans le 21 juin, mon petit frangin, mon compagnon de route en postcure à
La Gandillonnerie. Je sais qu’il avait une pancréatite aiguë avec 2 kystes et qu’il n’avait pas d’autre choix que d’arrêter de boire, mais suicidaire il n’a pu s’y résoudre. Je le joins à mes intentions de prière où qu’il soit.
Je reviendrai te voir demain, car j’aurai plus de temps, je n’irai à Bordeaux que pour déposer ma demande de logement social à In Cité et je dois rencontrer l’assistante sociale pour la lecture de mon rapport social au matin. J’en terminerai du secteur social, nous verrons bien les avancées. Nous aborderons ensuite de l’actualité en Aquitaine avec des records accablants bien supérieurs à la moyenne nationale du « binge drinking » et des « shooters », nouveau nirvana de l’ivresse que pratiquent des dizaines de milliers de jeunes chaque fin de semaine et de la consommation de cannabis chez eux. Je le ferai en 2 temps, un sur le constat et l’autre sur le malaise social qui les conduit à ces addictions.
Cherchons T2/T3 sur Communauté Urbaine de Bordeaux novembre 20 2011
Infos : , ajouter un commentaireLes jours passent inexorablement, nous sommes déjà le 20 nov et aucune annonce en vue pour avoir un logement T2/T3, sur la communauté urbaine de Bordeaux à louer dans les 550,00€/mois. C’est la panique à bord et à défaut d’appartement, je me retrouve dans la rue le 4 décembre, à composer le 115 tous les jours pour trouver un asile de nuit. Pourtant je me suis bougé cette semaine comme un lion, malgré la grave opération que j’ai subie il y a un mois. Si vous connaissez quelque chose merci de me contacter au 06 24 44 57 84. Je sais que c’est une bouteille d’eau lancée dans la mer, mais qui sait, l’entraide à un sens pour moi qui suis bénévole aux Restos du Coeur et au Secours Catholique. Merci d’avance.
http://edilivre.com/doc/27912 novembre 20 2011
Infos : , ajouter un commentaireIl est 4 h 40, nous sommes dans la nuit de vendredi à samedi, et je me réveille d’un rêve complètement dément. Je viens de prendre une murge carabinée. Je ne cessai de boire de l’alcool au point de me déchirer la tronche et de me conduire en ivrogne de bas étage. Je culpabilisais parce que j’avais rechuté. Je m’étais mis dans un état minable. Pour mieux comprendre la suite je dois te dire ce qu’il m’est arrivé hier. Dans le bus je rencontrai un de mes anciens colocataires, il fut surpris de me voir me croyant sur un lit d’hôpital. J’étais bien habillé ma sacoche à la main, je me suis dirigé vers lui et je lui ai serré la main comme si de rien n’était. Quelle ne fut pas sa surprise ? Ensuite j’avais rendez-vous avec Christine à la maison de convalescence de Hauterive à Cenon, mais les trams bondés en ce vendredi soir, jour de départ des étudiants pour leur endroit de villégiature, je ne pus être à l’heure au rendez-vous. Alors que je parvins à monter dans un tram, je m’arrêtai à la station Cenon Gare pour reprendre le 27, cela me fait moins de trajet en bus pour éviter les secousses des bus. Le car arriva quelques minutes plus tard, je validai mon titre de transport et m’avançai dans le couloir de bus afin de trouver une place debout sans être trop bousculé par le passage. Je repensais à ma journée de vendredi, entre l’écriture et le temps passé avec Jorge, car nous avons pris un kebab rue Judaïque vers la place Gambetta. Nous avons discuté un long moment, il avait faim. Il a évoqué ses journées de travail et il était hyper content car il recommence lundi pour continuer sa mission pour Traveco. Je le quittai vers 17h45 pour être au rendez-vous avec Christine au centre de soins de suite de Cenon. Voyant que je n’y serai jamais avec les trams bondés je lui téléphonai à plusieurs reprises, tombant chaque fois sur sa messagerie. J’étais dans le bus depuis un long moment et, obnubilé par mes pensées j’avais peur d’avoir dépassé l’arrêt Saint-Romain qui correspond à celui de Hauterive. Je me dirigeai vers le conducteur pour lui demander si nous arrivions, il me dit :
« - Mais vous n’êtes pas du tout dans la bonne direction, je vais dans le sens contraire, je retourne vers Stalingrad
- Oh ! Mince je devais être à l’hôpital à 19h00, comment je vais faire, lui demandai-je, inquiet ?
- Il y a un bus qui vient de passer dans l’autre sens, c’est celui là qu’il vous fallait prendre, mais attendez nous allons trouver une solution. Il se mit sur le bas côté, alluma la lumière, chaussa ses lunettes et reprit. Vous allez descendre là et prendre le 27 de l’autre coté de la chaussée. Vous devriez en avoir un dans un quart d’heure.
- Je vous remercie monsieur pour votre délicatesse, dis-je très préoccupé par mon retard et j’avais mes traitements à prendre à 18h30, je commençais sérieusement à avoir mal ».
Je descendis du bus dans une rue peu éclairée où il y avait un bar Le Dom’s proche de l’arrêt de bus. J’avais soif et envie d’allez aux toilettes. J’hésitai à entrer car l’établissement ressemblait à un Bar Club, il n’y avait aucun client, qu’une hôtesse au téléphone et la télé allumée, c’était l’heure du Juste Prix. Je passai plusieurs fois devant le bar sans oser y entrer, ce n’était pas une heure à prendre un café, j’aurais bien bu un orangina, mais à quel prix allais-je le payer ? Je profitai que la dame sorte fumer une cigarette pour lui demander si je pouvais avoir un orangina à la terrasse en attendant mon bus. Elle me dit :
« - 2,00€
- Ca me va très bien, puis-je en avoir un et emprunter vos toilettes s’il vous plait, demandais-je, très timidement ?
- Bien sûr, Monsieur, avec grand plaisir ».
Le 27 Butinière arriva quelques minutes plus tard, il n’y avait que 2 personnes assises. J’expliquai ma mésaventure au chauffeur, il en rit. Nous avons discuté de l’incivilité des gens dans le tram et des pickpockets qui sévissaient aux heures de pointe. C’était un homme de 43 ans qui regrettait que Chirac ait supprimé le service militaire car selon lui, les jeunes apprenaient le respect et la vie en communauté, même si on en bavait un peu, c’était, selon lui, une belle leçon de vie et nous en gardions que des bons souvenirs. J’abondai dans son sens. J’arrivai à Hauterive à un peu plus de 19h30. Il me laissa sortir par la porte de devant exceptionnellement. Nous nous souhaitions un bon week-end mutuellement, il me dit :
« - J’espère que l’on se reverra, moi je suis toujours là
- Ce sera avec un grand plaisir, lui rétorquai-je ».
Pour en revenir à mon rêve qui m’a tiré du lit à une heure si matinale, je buvais comme un trou, j’étais rond comme un boudin. Depuis que je suis avec Toi, j’ai déjà bu 3 litres d’eau pétillante citronnée, comme pour décuver. J’entrai à quatre pattes dans des bars et je demandais la police ou une ambulance, avant de me relever pour boire un Whisky, d’abord dans un bar-club, puis je retournais chez Katia, où j’habitais avant, elle était en voyage. Il y avait un nouveau locataire, Christine, et nous buvions tant et plus. Mon ordinateur était toujours chez elle, et dés son retour imminent j’allais me retrouver à la Rue. Puis 3 personnes se distinguaient très nettement, un golfeur, un écuyer, et un joueur de tennis, nous parlions le même discours. C’étaient des V.I.P., ils n’étaient pas de mon monde et bien que je désirai les suivre ma médiocrité m’en privait, ils me parurent inaccessibles, et je déplorai ma misère. Et je disais à Christine mais je ne suis pas un ivrogne. J’ai écrit 2 livres, c’est impossible, je ne sais faire que cela et je ne suis pas un moins que rien. Puis Katia fit son apparition, elle cherchait un ordinateur qu’on lui avait volé, elle ne voulait pas me rendre le mien. Elle était en belle de nuit un chinchilla autour du coup, maquillée grossièrement, la bouche sulfureuse, elle se jeta sur moi et ne cessait de se jeter sur moi en disant :
« - Tu vois qu’elle te manque ta mère, tu vois qu’elle te manque. Dis-moi qu’elle te manque, dis-moi qu’elle te manque elle porta la main à mon sexe et se vautrait sur moi pour m’embrasser ».
Christine essayait de nous séparer mais en vain et c’est là que je me suis réveillé la tête dans le pâté, il me fallut un certain temps pour recouvrer mes esprits, j’étais très malheureux, la peur de la Rue me hantait, mes livres perdus car je me suis aperçu hier soir que j’avais oublié ma clef USB au cybercafé. J’ai de suite mis le casque sur mes oreilles et j’ai écouté “Les Quatre Saisons” de Vivaldi par la City of London Orchestra pour tenter de retrouver une certaine sérénité. Je voulais prier mais je ne le pouvais pas. Je me suis levé, je suis descendu prendre un café pour prendre l’air un bon moment, j’étais abasourdi par ce que je venais de ressentir. Et dans mon rêve il y eut les mots de Christine qui tentait de m’apaiser :
« - T’inquiète-pas la rechute fait partie de la maladie ».
Je puis t’assurer que cela procure de drôles sensations, je suis encore sur la voie de la guérison et je vais me rapprocher de l’addictologue pour pouvoir en parler.
Toujours pas d’appartement en vue, c’est la galère novembre 20 2011
Infos : , ajouter un commentaireNous sommes le Jeudi 17 novembre, j’ai 2 bonnes nouvelles à t’annoncer et 2 mauvaises. Par lesquelles veux-tu que je commence ? En règle générale on choisit les mauvaises, effet de surprise oblige. La première est que j’ai essuyé un refus de Mr Georges Bonnet de Sud-Ouest solidarité qui a eu quand même la délicatesse de m’adresser au Diaconat de Bordeaux qui se permet de refuser une aide à Jorge pour son scooter afin de pouvoir honorer ses missions d’intérim hors C.U.B. prétextant, je cite qu’il n’avait pas que cela à faire compte tenu des trop nombreuses demandes des gens de l’Europe de l’est à qui on a fait miroiter la France en tant que moulin aux alouettes. Je ne suis pas raciste mais quand on voit comment les roumains et les bulgares se comportent avec un grand irrespect, ils se boufferaient entre eux pour venir chercher leurs colis alimentaires aux Restos du Cœur. Ils sont d’une incorrection totale envers les bénévoles, tout leur est dû et les femmes se pressent affichant leur progéniture pour prétexter leur misère. Là il y aurait débat surtout quand on voit que l’aide alimentaire européenne diminue considérablement alors que les demandes d’inscription aux œuvres caritatives ne cessent d’augmenter. Il faut le voir pour le croire, mais je m’accorde le droit de reparler lors d’une autre occasion de ce chapitre, car il y aurait tant à dire, rassure-Toi, je l’aborderai en temps voulu avec des chiffres hallucinants à l’appui. Pour ce soir, car il est déjà 20h15 et cela fait 30 minutes que je reviens de Bordeaux centre, car depuis lundi je pars du centre de soins de suite Hauterive, dés 9h25 pour ne rentrer me reposer qu’après 19h00 car Hauterive se situe à une heure de trajet, tram et bus compris du centre de Bordeaux, et je passe mes journées à rechercher un appartement, les gens qui savent la gravité de l’opération que j’ai subi il y a un mois sont admiratifs devant ma détermination, mon courage et ma volonté. La deuxième mauvaise nouvelle est que je me suis rendu à la M.D.P.H. (Maison Départementale Pour Hancicapés), étant reconnu handicapé à plus de 80% avec une capacité de travail inférieure à 5% et 721,00€/mois. Alors que cela fait plus de 8 ans que je ne leur ai jamais rien demandé, j’ai cru bonne poire, comme toujours, que je pourrai être prioritaire pour une recherche de logement. T’as qu’à croire ! Non seulement cet organisme ne m’autorise pas à travailler même une heure par semaine, il se trouve à une heure de tram des Restos du Cœur, quartier Saint-Jean, cool pour les mobilités réduites, et je me suis entendu dire, après une autre heure d’attente :
« - Non monsieur, on ne peut rien faire pour vous, il faut s’adresser à une assistante sociale de la mairie de Bordeaux».
Je ne sais pas si tu imagines mais je l’aurai bouffé cette femme à l’accueil que je ne dis pas “hôtesse” car elle en a le salaire, mais pas le statut. T’en veux Toi du foutage de gueule. Désolé d’être grossier mais quand tu t’investis avec toute ton énergie disponible, que tu te bats contre la douleur comme je me démène en ce moment pour ne pas être à la Rue le 4 décembre, la connerie administrative a ses limites. Pourtant c’est ainsi, il ne faut pas baisser les bras pour autant mais s’armer de courage et ouvrir d’autres portes. S’il y en a une qui se ferme, on doit espérer qu’une fenêtre est ouverte. Il en est fini des déceptions. Quittons ce monde de l’obscurantisme pour revenir à la lumière par cet été indien que nous offre en cette mi-novembre l’anticyclone des Açores, nous avons flirté les 24° dans le sud-ouet. Je t’offre un peu de chaleur, pour Jorge ce n’est que du bonheur, il a trouvé une nouvelle mission sur Bordeaux depuis hier matin. Comme dab, il s’y donne à fond, le travail lui redonne vie, c’est un ami qui lui garde le chien pendant qu’il bosse. Mon rayon de soleil à moi, fut Emmaüs insertion au 252 du cours de la Somme, près de la place Nansouty. Il y a sept ans j’avais eu affaire à eux pour trouver un logement grâce à des ateliers de recherche d’habitation qu’anime Corine et que chapote Pierre-Jean, alors que je sortais de l’hôpital psychiatrique Charles Perrens et que je n’avais pas de toit. Je résidais temporairement au foyer Mamret, barrière de Toulouse sur les Boulevards qui accueillait une trentaine de sans-abri, structure privilégiée pour des SDF qui veulent s’en sortir. Ce n’est pas du long terme et t’es pas obligé de faire le 115 tous les jours à 13h00 par contre quand tu reviens le soir au foyer tu dois justifier des démarches que tu as faites dans la journée pour chercher un travail et un logement. Je n’y étais resté que 3 semaines car grâce aux ateliers logement d’Emmaüs Insertion je trouvai rapidement un studio meublé du côté des capucins. Car, encore une fois si tu ne t’investis pas personnellement ce ne sont pas eux qui te trouvent un appartement. Ils t’apprennent entre autre ce qu’est le F.S.L., comment l’argumenter auprès des propriétaires réticents à défaut de garant, ils t’expliquent comment gérer un budget, comment faire des économies de chauffage, de gaz ou d’électricité par exemple mais aussi comment exploiter les annonces d’offre de location pour éviter les agences immobilières etc.
Après ma déconvenue auprès de la MDPH, je m’accordai un temps de pause place de la Victoire en mangeant un Chich-Kebab à 3,00€ à la terrasse d’un fastfood tunisien. J’étais très désappointé, il devait être 14h30, je ne savais pas trop que faire, j’étais à mi chemin entre l’Hôtel de Ville et Emmaüs. J’ignorai totalement si la structure que j’avais connue existait encore, presque 8 ans plus tard. Je disposais de toute l’après-midi, je pouvais faire les deux. Je commençais par Emmaüs. Je fus très bien reçu, j’expliquai à l’hôtesse le problème que nous rencontrions avec Jorge pour trouver un T2 bis ou un T3, elle m’expliqua que les ateliers logement étaient overbookés jusqu’en janvier mais que Pierre-Jean et Corine étaient toujours là. Elle partit annoncer ma visite à Pierre-Jean, il fut content de me revoir, je lui parlai de mon livre et de mon site avant de lui expliquer le but de ma venue. Il garda précieusement mes cartes de visite et je le mis en relation avec l’assistante sociale de Hauterive.